La fin d'un temps ou quelques mots sans suite, comme vous voulez

« Le poète, c'est celui qui compte sur ses doigts pour faire des vers et sur les mêmes doigts ceux qui les lisent ».

« Je sortirai du camp ; mais quelque soit mon sort,
J'aurai montré, du moins, comme un vieillard en sort ».

Comme chaque jour que Dieu crée, je me lève en chantant,
Comme chaque jour que Dieu crée, depuis bientôt trente ans.
Cependant au contraire de chaque jour que Dieu crée,
Je m'réveille sans avoir envie de me lever.

Elle est partie, hélas ! Je suis désormais seul,
Comme un vieux corps sans vie jeté dans son linceul.

Je n'ai désormais plus les yeux que pour pleurer ;
Ma plume désormais ne f'ra plus que la plaindre
Car j'ai plus rien à vivre ; plus rien à espérer ;
Que la lampe de mes jours veuille bien enfin s'éteindre !

Savourant l'amertume que son trépas m'apporte...
Je l'entends, l'amnésie déjà frappe à ma porte.

Bientôt je m'en irai en traversant le port,
Accoudé tristement sur mon vieux chevalet,
« Sortirai de la vie comme un vieillard en sort ;
Tout en faisant des vers comme un vieillard en f'rait ».

Ah tiens, tant que le titre s'y prête, laissez-moi vous confier que je n'ai jamais été si certains de devoir quitter ce blog.
Cette phrase, qui me ferait et qui m'a déjà fait taper le scandale chez les autres, traîne dans mon esprit depuis un bon moment ;
mais ma nostalgie ou je ne sais quoi d'autre me la faisait voir comme une absurdité. Mais maintenant...
Le mettrai-je hors ligne ? En créerai-je un autre ? Je n'en sais rien pour le moment (m'enfin c'est presque sûr que je ne le supprimerai pas), ce petit bout de moi...
M'enfin bref, peut-être vous écrirai-je sous peu quelques lignes de remerciement pour votre indulgence... Tiens ça commence à me rendre triste ; aussi voilà j'm'en vais comme un vieil hareng saur. AhAhAhAhAhAh !
# Posté le jeudi 07 mai 2009 19:41
Modifié le jeudi 07 mai 2009 19:52